• Andalousie P3-Algarve P2-octobre 2019

    Andalousie P3 & Algarve P2

     Par René

      Cliquez sur les photos pour les agrandir.

    Andalousie P3-Algarve P2

    Andalousie P3-Algarve P2

    A la marina d'Ayamonte

    Retour à notre marina préférée, le puerto deportivo d’Ayamonte.
    Les grandes marées sont là, nous allons donc tenter de passer sous le pont du rio Guadiana afin de remonter cette rivière sur +- 40 km.
    L’étale de marée basse de grand coefficient de  108 ( le maximum étant 120) aura lieu le 27 septembre à 8H00 précises.  Pour éviter de nous échouer à l’entrée de la marina, nous décidons d’aller nous ancrer devant le pont le jour qui précède. Nous passons une mauvaise nuit car lorsque le fort courant s’oppose au fort vent, la chaîne d’ancre passe en-dessous du bateau qui fait des embardées…
    Peu importe, à 7H50, je tourne la clé pour démarrer le moteur.
    Résultat : rien ! Nada !
    Je m’enfonce dans la cale moteur car je suspecte soit le relais soit le démarreur soit le solénoïde, toutes pièces qui se trouvent évidemment à un endroit quasi inaccessible. Je touche les fils, je tape sur le démarreur et au bout de 45 min, j’arrive à démarrer le moteur sans trop savoir ce qui a fonctionné…
    Au bout de 10 minutes, confiants, nous éteignons le moteur…qui plus jamais ne voudra démarrer.
    Nous sommes à 2-3 nm(+- 5 km) de la marina, nous appelons Andy et Sally, des amis écossais. Andy se propose de venir m’aider sauf qu’il ne dispose que d’un petit moteur hors-bord, inutile dans les conditions de vent et de courant actuelles.  Je vais donc le chercher avec notre annexe doté du puissant moteur-scalpeur (cf.rubrique « René la tirette »).
    Andy essaie de mettre le moteur en marche en court-circuitant le démarreur. Hélas, même ça, ça ne fonctionne pas.
     Il ne peut pas m’aider. Je suis dépité car je ne n’entrevois aucune autre solution raisonnable.
    En le raccompagnant, nous croisons un voilier anglais inconnu avec 2 petits enfants à bord.  A tout hasard, je lui demande s’il veut bien nous remorquer jusqu’à l’entrée de la marina. Je me dis que là, il sera peut-être possible avec 2 annexes de faire entrer Momo dans un emplacement.
    A ma grande surprise, il est d’accord même s’il me dit qu’il n’a jamais réalisé cette opération.
    Pendant que nous préparons les amarres et les gardes pour qu’il se place à notre couple, Andy se déchaîne au téléphone et rameute la moitié de la marina.

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    "Bella", le bateau sauveur


    Son réseau social lui indique qu’il y a un double emplacement libre. Du coup, notre sauveur décide qu’il va tenter d’entrer dans la marina avec 2 voiliers en même temps. Je monte dans notre annexe pour épauler à l’amarrage alors qu’une autre annexe vient en renfort et qu’une dizaine de personnes nous attendent sur le ponton !
    Tout se passe à merveille et au moins, ici, nous serons en sécurité.
    L’entraide maritime existe toujours !
    Maintenant, il va falloir penser à la réparation. Nous sommes vendredi après-midi et on se dit que nous sommes ici pour quelques jours avant de trouver un bon mécanicien .
    Grâce à Philippe, un autre plaisancier qui a ses habitudes ici, nous contactons Nautiparque, un petit chantier portugais qui nous envoie le patron-mécano, écoutez bien,  le lendemain à 9H00 !
    En 2 petites heures, il résout les problèmes. En cause : le gros câble négatif du moteur qui ne faisait plus un bon contact et la cosse fendue d’un minuscule fil du relais…
    Suite à cette réparation rapide et comme nous sommes toujours dans la période des grandes marées, nous tentons une seconde fois notre chance le dimanche 29 septembre.

    VIDEO :  remontée du Rio Guadiana en cliquant sur lien youtube

     

    Nous ne saurons jamais quel était l’espace libre entre la tête de mât et le bas du pont. D’après Sabine, un bon mètre…
    Ce que je peux vous dire, c’est que c’était extrêmement stressant . Mais nous sommes passés.
    La remontée de cette rivière est un véritable enchantement. Bucolique à souhait.
    Nous défilons avec le courant en observant quantité d’oiseaux entre les verts pâturages et les rares habitations.
    Au bout d’une vingtaine de km, nous jetons l’ancre et allons rendre visite à Dirk et Anneke, que nous avions rencontré sur chantier en Grèce il y a quelques années.  A cette époque, ces jeunes belges terminaient un tour du monde sans savoir où les vents les mèneraient.
    Ils ont acheté un terrain côté portugais et vivent en quasi autonomie. Dirk est absent mais nous passons un agréable moment en partageant un repas avec Anneke.

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    Chez Anneke


    En profitant des dernières heures de courant, nous atteignons finalement notre destination, à savoir Alcoutim du côté portugais et Sanlucar de Guadiana du côté espagnol. La suite de la remontée de la rivière est réservée aux petits tirants d’eau.
    Le rio Guadiana attire un grand nombre de voiliers qui finissent par s’échouer là, sur 1 ou 2 corps-morts. La rivière est protégée, le mouillage gratuit, la vie peu chère…
    Nous y avons passé 3 jours agréables entre découverte des villages et superbes randonnées. De là à y passer de longs séjours, il y a un pas que nous ne franchirons pas.
    La descente fût encore plus agréable que la remontée grâce au vent du Nord (la Nortada) qui nous a poussé à la voile tout le long avec juste le bruissement de l’eau sur la coque. Magique !

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    Alcoutim (Pt) vu de Sanlucar (Esp)

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    Sanlucar à gauche et Alcoutim à droite

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    des paysages infinis

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    des randonnées superbes. Idemo au mouillage dans la rivière

    VIDEO :  Andalouise-Algarve avec Ivan & Manon en cliquant sur lien youtube

    Mi-octobre. Nos enfants, Ivan et Manon, vont bientôt arriver pour une semaine sur le bateau.
    Comme au temps du tour du monde  de notre  CAREDAS mais 15-20 ans plus tard !
    Il a fait beau tout au long de leur séjour et nous avons fait du vélo, de la randonnée, de la voile. Nous avons pris le ferry, le train. Nous nous sommes baignés et nous avons pêché une grosse bonite.
    Nous avons dégusté des tapas espagnoles et de la caldeirada portugaise.
    Nous avons visité Ayamonte, Isla Canela, Isla Cristina, Vila real de Santo Antonio, Tavira, Culatra, Ohlao, Portimao…
    Bref, ces 9 jours ont été bien remplis !

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    Parc naturel de Marismas

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    Passage entre Isla Cristina et Isla Canela

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    L'immense plage d'Isla Canela

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    Produits portugais à Vila Real de Santo Antonio

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    La "caldeirada" ; un plat typique du Portugal

    Faro est la capitale de l’Algarve et dispose du seul aéroport international de la région. Je peux vous dire qu’il est bien utilisé. Les avions se succèdent à un rythme effréné en déversant des milliers de touristes qui viennent profiter du climat et des superbes plages et falaises de l’Algarve.
    Faro vit toute l’année et a gardé un art de vivre traditionnel au contraire des grosses stations balnéaires telles que Albufeira, Vilamoura ou encore Lagos. La vieille ville n’a pas vendu son âme au diable du tourisme de masse et a conservé son style et son caractère.
    Nous y assistons à un récital de guitare portugaise. La guitare portugaise, en forme de poire, comporte 12 cordes (6 X 2 ) et est intiment associé au Fado, cette musique qui est le symbole de l’identité portugaise et qui est née dans les faubourgs pauvres de Lisbonne.
    Il existe différents styles de fado, de Lisbonne ou de Coimbra, du traditionnel au moderne. C’est Amalia Rodrigues, l’interprète la plus connue qui a vraiment fait connaître le fado à l’international dans les années 40-50. Depuis, d’autres merveilles ont émergé comme Mariza et ma préférée : Ana Moura.
    Fado veut dire destin en portugais.
    Le fado est classé au patrimoine immatériel de l’Humanité. C’est une musique mélancolique, nostalgique que j’ai l’habitude de définir ainsi :
    « trouver la joie dans le désespoir ».
    Tout un programme !

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    L'approche de Faro

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    Les nids de cigogne, très nombreux dans la région

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    Porte de la vieille ville de Faro

    Ohlao est l’autre ville importante de cette immense lagune. Hormis son marché qui vaut vraiment le déplacement, elle est moins intéressante que Faro. Mais Ohlao a su rester une ville portugaise.

    A 20 km d’Ohlao, Tavira est certainement la plus jolie ville côtière de toute l’Algarve. Tavira, dotée d’une belle unité architecturale, est coupée en deux par le joli pont du rio Gilao.
    Nous assistons au spectacle « fado com historia », encore plus intéressant et surtout plus émouvant qu’à Faro, où le spectacle était plus didactique. Ici, nous avons droit à 5 chansons en « live » interprétées par Teresa Viola. Magnifique. On en a eu pour notre argent.

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    Tavira, la plus jolie ville d'Algarve

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    Devant le pont romain de Tavira...                                                                      Magique fado

    Nous continuons notre route vers l’Ouest. Nous zappons Vilamoura et Albufeira, véritables chantres du tourisme de masse. Un exemple : Albufeira compte 17.000 habitants et près de 200.000 en plein été !

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    Une belle bonite 5 personnes

    Nous rallions Lagos dont on nous a dit le plus grand bien, surtout question hivernage du bateau.
    L’accès se fait par un long chenal étroit. Sur les cartes, il est indiqué une profondeur mini de 4 mètres. A l’entrée, je crois défaillir lorsque je vois le sondeur descendre jusqu’à 2,20 mètres. Ah non, pas deux fois tout de même…
    Nous nous amarrons au quai d’attente pour effectuer les formalités d’entrée dans l’immense marina.
    Accueil pro mais très froid. Quel n’est pas mon étonnement lorsque l’hôtesse d’accueil, l’employée quoi, m’informe que la police portuaire met les voiliers en garde contre le peu de profondeur à l’entrée suite à des bancs de sable…Je lui réponds que me prévenir alors que je suis déjà passé et que j’ai failli avoir un arrêt cardiaque n’a pas grand intérêt…
    C’est fou ce qu’il faut donner maintenant comme renseignements sur soi pour passer 2 nuits dans une marina.
    Big Brother est là et je commence à m’énerver même si je sais que l’employée robotisée que j’ai en face de moi est formatée pour son job. Ici, comme dans les autres stations balnéaires, inutile de bredouiller le portugais, ils parlent tous anglais.
    Dolphin watching, sea trips, caves tours, paddle tours, kayaks tours etc…
    Il y a des  panneaux et des aubettes partout qui proposent tout et n’importe quoi.
    L’accès à la ville est proche et aisé mais nous n’avons pas du tout l’impression d’être dans une ville portugaise. C’est une ville anglaise avec ses pubs irlandais, ses chanteurs de rue « english », ses côtes de porc à la menthe et ses fish & chips.
    Nous n’avons rien contre les Anglais. C’est d’ailleurs une langue que Sabine et moi maîtrisons assez bien mais trop c’est trop.
    Pardon, to much is to much !!!
    En outre, la marina et le chantier sont assez chers.

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    A Lagos on se crorait en Irlande...


    Bref, nous n’avons pas aimé et nous rejoignons la grande ville de Portimao. L’entrée dans la rivière Arade est superbe avec d’un côté le beau village de Ferragudo et de l’autre les grands immeubles-hôtels de Praia da Rocha, bordé d’immenses plages.
    C’est là justement que nous avions ancré lors de notre 1ère escale au début octobre. C’était un samedi et il y avait un concours de « musique » techno sur la plage avec des hauts-parleurs de la taille d’un building. Mais ça, nous ne le savions pas car tout a commencé à la nuit tombée. Les monstrueuses basses sont venues nous chercher jusque sur le bateau, ont transpercé les boules Quiès et ont fait vibrer IDEMO !
    Sachant que cela s’est arrêté vers 4-5 heures du mat, je vous laisse deviner notre état le lendemain…
    Donc, pas question de rester ici, nous allons nous ancrer en face du beau village de Ferragudo, c’est mieux protégé de la mer ET du bruit.
    Sauf qu’il y a peu de place entre les bancs de sable et le chenal où passent régulièrement de gros sardiniers(Portimao est la capitale de la sardine) et parfois même des paquebots et des navires de guerre.
    Nous sommes donc régulièrement secoués par les vagues engendrées par ces gros déplacements mais nous sommes tout de même mieux installés que la veille. Enfin, jusqu’à minuit, moment que choisit une frégate militaire pour virer et accoster tout près de nous à vive allure.
    IDEMO a dû monter à une hauteur digne d’un tsunami alors que ses occupants qui dormaient paisiblement ont entamé un formidable « bond de couchette » qui pourrait figurer dans le Guiness Book.

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    IDEMO au mouillage devant Ferragudo. Portimao en arrière-plan.

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    Ferragudo vu de la marina de Portimao

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    La plage de Ferragudo.Portimao en arrière-plan


    La marina quant à elle se trouve justement du côté de Praia da Rocha et de son tourisme de masse. La ville de Portimao en elle-même est éloignée de quelques kilomètres et représente un peu l’Algarve laborieuse.
    Le centre-ville piétonnier ne présente que peu d’intérêt mais à condition d’être motorisé, on trouve tout à Portimao et à des prix intéressants.
    Nos vélos à assistance électrique vont bien nous servir car nous avons décidé d’hiverner ici où les prix sont plus en rapport avec notre portefeuille…
    Nous avons prévu 3 semaines de travail sur IDEMO qui a besoin de grands soins. 3 semaines sont également prévues en avril.
    Je vous épargne la liste des travaux mais sachez qu’en bateau, surtout s’il a presque 20 ans, lorsque vous biffez un poste en haut de la liste, deux autres s‘ajoutent subrepticement en bas de la liste sans que vous vous en rendiez compte !

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    Praia da Rocha tout à côté de Portimao

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    Les "tours-hôtels" de Praia da Rocha

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    Une très belle côte

    Au bout d’une semaine de travaux relativement intensifs, nous avons besoin d’un break et louons une pause. Pardon, je veux dire, on a besoin d’une pause et louons un break.

    VIDEO : quelques exemples de travaux d'hivernage


    A 15 km au Nord de Portimao se trouve Silves, une des petites villes les plus intéressantes de l’arrière-pays. Dominé par la silhouette d’un vieux Castelo, Silves fut autrefois la petite capitale du puissant royaume maure d’Algarve.
    La forteresse de Silves(le Castelo) est le monument islamique le plus important et le mieux conservé du Portugal. Surnommé  Al Hamra (le rouge), cet édifice de défense couvre 12 Ha et ses remparts ont été très bien rénovés.
    On y jouit d’une vue splendide sur la ville et la vallée.

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    La forteresse de Silves

    Puis, nous roulons jusqu’à Sagres tout à l’Ouest de l’Algarve. Ici, la côte est encore plus découpée de baies profondes et de promontoires rocheux. En raison des vents rugissants et de la puissante houle de l’Atlantique, la petite ville de Sagres est devenue le rendez-vous international des véliplanchistes, des surfeurs, des kite-surfeurs. C’est un endroit branché sans grand intérêt pour ce qui nous concerne.
    Par contre, il faut savoir que c’est d’ici, sous l’impulsion d’Henri le Navigateur, que partirent aux 15ème et 16ème siècle, les premières caravelles portugaises qui ont donné de nouveaux monde au monde !

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    Sagres et le surf

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    Le phare du cap St Vincent

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    De l'autre côté du cap St Vincent

    Nous poussons jusqu’ à l’extrémité du continent européen, jusqu’au cap St Vincent. Le Cabo de Sao Vincente offre de magnifiques paysages d’une sauvagerie folle. Ce promontoire sacré, doté d’un phare qui n’a été automatisé qu’en 2001, est mentionné depuis l’Antiquité.
    Du point de vue du navigateur, c-à-d de votre modeste serviteur, je me dis que je vais vraiment choisir le bon moment, la bonne météo pour parer ce cap au printemps prochain en remontant vers le Nooooord.

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    la lagune d'Alvor

    En retournant vers Portimao, une petite escale s’impose à Alvor, dont on nous a dit également beaucoup de bien.
    Cet optimisme doit dater de quelques années car Alvor a été « mangée » par le tourisme. On y a construit des immeubles en dépit du bon sens. On y parle surtout anglais et le nombre de pubs tenus par des sujets de sa Gracieuse Majesté est impressionnant.
    Dire que c’était un petit port de pêche aux bords d’une magnifique ria, il n’y a pas si longtemps…
    Voici donc nos conclusions concernant la côte entre Gibraltar et Sagres, soit l’Andalousie atlantique et l’Algarve.
    Nous avons bien aimé la partie se situant entre Gibraltar et Faro car on parle encore d’un tourisme à taille humaine. Bien sûr, la côte entre Faro et le cap St Vincent est la plus belle, avec ses escarpements, ses falaises ocres et ses plages de sable infinies. Mais c’est trop touristique pour notre goût. Je dirais qu’ici, le Portugal a gagné sa guerre contre la crise mais en perdant son âme. Nous avons préféré la cuisine espagnole, plus variée. Par contre, les portugais sont tout de même nettement moins excités, moins stressés, plus serviables que les Andalous.
    D’un côté, le « flamenco » avec son déchaînement, avec sa flamboyance, avec ses sons gutturaux.
    De l’autre, le « fado » avec sa mélancolie, sa nostalgie, son harmonie .
    C’est tellement enrichissant d’aborder d’autres cultures…